La mort d’un jeune homme

Je ne le connaissais pas tant que ça. Il habitait avec un de mes amis. Une ou deux soirées passées à boire avec mon ami et lui, pas plus. Nous écoutions de la musique. Nous parlions de musique. Il avait une table tournante et des vinyles. Il écoutait du reggae. Il m’avait convaincu que du vieux Claude Dubois, c’est pas si mal.

Aujourd’hui, il n’est plus là. La police parle d’un « bête accident ». C’est plus que bête, c’est immensément triste. Repose en paix, Olivier.

Publicités

Pleurer dans la rue

Je sors de chez l’antiquaire. Je viens d’acheter mon set de salon, et je suis content.

Devant moi, une fille tourne le coin et se dirige vers moi. Elle cache son visage de la main. Je suis intrigué, je veux la voir. Comme nous nous croisons, elle baisse sa garde. Elle pleure, sans retenue.

Cette tristesse affichée sans pudeur, glanée au passage, me touche au plus profond de moi-même. Je m’arrête et je sens les larmes monter en moi aussi. Ça dure quelques secondes, un instant de faiblesse en pleine rue. Puis je me remets en marche.