Éthique 101 avec Georges Laraque

Je suis en train de lire One World, the Ethics of Globalization du philosophe Peter Singer. C’est intelligent, pertinent, accessible. J’en reparlerai peut-être quand j’aurai terminé. Comme je n’ai pas touché à la philosophie depuis le cégep, je dois faire quelques recherches pour comprendre les concepts que je ne connais pas. Une chose merveilleuse est advenue depuis mon temps d’étudiant: Wikipedia. Voici un résumé de ce que j’ai appris jusqu’à maintenant.

Tout d’abord, l’éthique est une branche de la philosophie qui s’intéresse à la morale: le bien, le mal, la justice. Contrairement à la religion, elle approche ces sujets avec ses outils à elle: la logique, le discours, l’argumentation. Il y a trois courants principaux en éthique: la déontologie, le conséquentialisme et l’éthique de la vertu. Je vais essayer d’illustrer ces trois courants en utilisant une mise en situation impliquant l’idole de ces dames, nul autre que Georges Laraque.

Le 21 novembre dernier, Big Georges s’enlignait pour mettre en échec au centre de la patinoire le défenseur Niklas Kronwall des Red Wings de Detroit. Kronwall, l’ayant vu venir, dévia de sa course pour éviter le matamore du Tricolore. Laraque, voyant que le joueur adverse allait passer à côté de lui sans trop de difficulté, souffrit d’une crampe au cerveau et décida d’étendre sa jambe pour faire trébucher Kronwall. On appelle ça « donner du genou », ça fait très mal et c’est interdit. Voyez par vous-même:

Dans l’extrait suivant, même Don Cherry, grand apôtre du jeu robuste et partisan de longue date du Gros Georges, concède qu’il s’agit d’un coup vicieux:

Le lendemain de l’incident, les Red Wings annonçaient que Kronwall allait rater de 4 à 8 semaines de jeu à cause d’une élongation ligamentaire au genou.

Pas besoin d’un long débat sur la moralité du geste de Laraque. Enfreindre un règlement et poser un geste qui est reconnu pour les risques élevés de blessure qu’il occasionne, c’est mal. Combien mal? Voilà déjà une question plus intéressante, ouverte à l’interprétation et au débat. Georges ayant été convoqué devant le comité de discipline de la ligue pour voir son geste sanctionné, imaginons trois commissaires différents, chacun basant sa décision sur un des courants de l’éthique. Lire la suite

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Battle of the Blades ou la rédemption de Claude Lemieux

Si vous n’êtes pas fan du Canadien, des Devils ou de l’Avalanche, auquel cas il a aidé votre équipe à gagner la coupe Stanley, vous connaissez Claude Lemieux comme un agitateur et un spécialiste des coups bas. Comme l’homme qui a détruit la figure de Kris Draper et qui est recherché mort ou vif à Detroit depuis l’incident. Après avoir échoué dans sa tentative de retour au jeu l’année dernière, Lemieux a profité cet automne de la série télé Battle of the Blades pour redorer son image.

Battle of the Blades, c’est une télé-réalité de patinage artistique jumelant d’ex-patineuses de compétition à des hockeyeurs professionnels à la retraite; un So You Think You Can Dance que les gars peuvent regarder sans se cacher, puisque Tie Domi et Bob Probert y participent. Les hockeyeurs se convertissent plus ou moins bien à la danse sur glace; Lemieux est un de ceux qui y démontrent le plus d’intérêt et d’aptitude. On le voit murmurer les paroles des chansons pendant qu’il patine en chemise de satin, les yeux dans les yeux avec sa partenaire Shae-Lynn Bourne.

Il a achevé sa rédemption lors de la soirée dédiée à la musique canadienne. Non seulement son équipe a choisi de patiner au son d’Hallelujah de Leonard Cohen, Lemieux a décidé d’enregistrer sa propre interprétation de la chanson. Ça donne ceci:

Parlons sport: la fin de Canadien

Je suis un drôle de fan de sport. Je peux m’intéresser à presque tous les sports, mais toujours d’un point de vue un peu décalé.

C’est pourquoi j’adore le Sportnographe, ce journal satyrique couvrant l’actualité du Canadien. C’est ma seule source d’information concernant le hockey. J’apprends donc les nouvelles en lisant d’abord la parodie. Ça me plaît.

En bon média sportif, le Sportnographe a développé ses propres clichés. Par exemple, ses chroniqueurs omettent toujours l’article avant le mot « Canadien » et ajoutent toujours un article masculin singulier devant les nom de villes des autres équipes. Ça donne de phrases comme: « Canadien affrontera le Boston en première ronde du détail. » Comme vous le voyez dans mon titre, c’est un tic qui s’attrape vite.

En fin de semaine, je lisais le Journal de Montréal en déjeunant, et je tombe sur un article expliquant comment Detroit « a éliminé le Colorado ». C’est la façon correcte de l’écrire, et pourtant j’ai tout de suite pensé que le Journal adoptait enfin le ton du Sportno. Ça m’a empli de joie, ce qui a aidé les petites saucisses à passer.

Je n’ai pas de télé chez moi, alors l’Internet est ma seule option pour regarder du sport. J’avais regardé quelques parties sur le site de la CBC, qui diffuse en direct et gratuitement, mais la qualité de l’image laissait à désirer. Disons qu’il fallait deviner où se situe la rondelle.

Samedi soir, je me suis commandé le match fatidique sur la Zone de MatCH RDS. La qualité de l’image était beaucoup plus satisfaisante. Je pouvais regarder en plein écran (RDS avait même une page d’aide m’expliquant comment y arriver avec Flip4Mac) et distinguer assez clairement la rondelle. En plus, RDS a l’amabilité d’enlever les publicités quand on paye 3 dollars. Apprécié. Le principal problème, c’est que la diffusion ne se fait pas complètement live. Il y a toujours un tampon pour la compression et le téléchargement. Je pouvais donc savoir qu’un but du Canadien s’en venait dans la minute suivante quand j’entendais mes voisins crier. À part de ça, les seuls problèmes sont les problèmes habituels de la couverture du hockey:

  • Surabondance de statistiques inutiles: avant le début de la partie, un commentateur nous a rappelé que dans leur histoire, les Flyers n’avaient jamais remporté 4 matchs consécutifs après avoir perdu le premier contre le Canadien. D’abord, on parle probablement d’un échantillon de 4 ou 5 séries. Ensuite, aucun des joueurs qui allait bientôt sauter sur la glace n’avait participé à aucune de ces séries. Bref, une statistique d’aucune utilité pour prédire l’issue du match.
  • Commentateurs maniaco-dépressifs: quand le Canadien menait 3-1, Pierre et Yvon s’extasiaient devant chacun de leurs mouvements. Après les trois buts sans riposte de Philadelphie, chaque fois qu’un joueur du Canadien passait dans le beurre, Pierre s’exclamait « Et là ENCORE une passe molle! », comme s’ils ne faisaient que ça depuis le début de la partie.

Mais le pire de la couverture du hockey à Montréal ce sont les oeillères que portent les journalistes par rapport à ce qui passe ailleurs. En ce moment, le consensus semble être que Canadien a connu une bien belle saison, au dessus de toutes les attentes, en remportant l’association puis une ronde contre les faibles Bruins, alors qu’ils n’avaient même pas fait le détail l’année dernière. C’est vrai que c’est un beau progrès, mais aucun journaliste ne signale que les Flyers avaient terminé derniers de l’association la saison dernière et qu’ils sont maintenant rendus plus loin que nos Glorieux dans les séries. Ça aurait donc été possible d’améliorer l’équipe et ses résultats encore plus. Mais personne n’écrira ça à Montréal. C’est à peine s’il y en a un (le bon!) qui ose écrire que Carey Price est peut-être plus le nouveau José Théodore que le nouveau Patrick Roy.

Le sport nous offre quand même régulièrement de très beaux moments, autant dans la victoire que dans la défaite. Samedi dernier, après les poignées de main traditionnelles, les joueurs du Canadien ont salué la foule qui était restée sur place pour les remercier d’une belle saison. C’est un geste fréquent au soccer, que j’aime particulièrement. J’ai versé une petite larme. Et je leur ai dit merci, moi aussi.

Les filles derrière Claude Julien

Bon, c’est officiel, je suis un vieux satyre.

Je regardais le septième match, et ce qui m’intéressait plus que le hockey, c’étaient les plans de Claude Julien qui se promène derrière le banc. À l’occasion, on voyait apparaître derrière lui deux superbes bustes, drapés dans des blouses roses et bleues. Je n’avais d’yeux que pour ces blouses et les seins tout jeunes et pimpants qu’elles révélaient gentiment.

Alors si vous êtes une de ces deux filles, il y a deux choses que j’ai envie de faire avec vous: déchirer votre top et voir votre visage. Je suis romantique comme ça.