Les filles derrière Claude Julien

Bon, c’est officiel, je suis un vieux satyre.

Je regardais le septième match, et ce qui m’intéressait plus que le hockey, c’étaient les plans de Claude Julien qui se promène derrière le banc. À l’occasion, on voyait apparaître derrière lui deux superbes bustes, drapés dans des blouses roses et bleues. Je n’avais d’yeux que pour ces blouses et les seins tout jeunes et pimpants qu’elles révélaient gentiment.

Alors si vous êtes une de ces deux filles, il y a deux choses que j’ai envie de faire avec vous: déchirer votre top et voir votre visage. Je suis romantique comme ça.

La fille qui réveille le pénis des morts

C’était une des premières virées que je faisais avec ce bon ami. Nous étions tous les deux nouvellement célibataires, et aux prises avec une panne de libido. Il n’y avait pas une fille dans le bar qui lui arrivait à la cheville, et elle le savait.

Visage parfait, corps parfait. Des seins de rêve, qu’elle n’avait pas à mettre en valeur tellement ils le faisaient d’eux-mêmes. Et cette attitude! Pas un sourire de la soirée, sauf la tête baissée quand elle aimait la musique. Pas un regard échangé avec quelqu’un d’autre que ses amis. Elle était là pour danser, pas pour se faire cruiser. Le message était clair, puissant. Approchez-moi à vos risques et périls. Personne n’a osé.

En sortant du bar, mon ami me racontait son excitation quant à la redécouverte de sa libido: « J’ai senti que ça bougeait! » Cette fille avait accompli un miracle.

À quel âge devient-on un vieux satyre?

Le collège Regina Assumpta est sur le chemin qui me mène à mon arrêt d’autobus. C’est un collège privé, auparavant réservé aux filles. On y porte encore l’uniforme. Chaque matin, alors que le soleil se lève à peine, je croise des dizaines de jeunes écolières, vêtues comme dans les fantasmes de vieux cochons, qui se dirigent tranquillement vers les bancs d’école. Et franchement, elles ne me font pas tant d’effet.

Ce matin, je traversais la rue au coin du collège, quand j’ai remarqué une grande brune qui marchait devant moi d’un bon pas, seule. Elle s’est tourné vers moi, m’a regardé. Je l’ai regardé aussi. Elle était belle. Elle a continué vers l’Est, moi plein Sud. Je ne la voyais plus que de dos. Et je me suis rendu compte qu’elle s’en allait à l’école.

Cette fille a moins que la moitié de mon âge. Et si elle le voulait, elle pourrait me détruire complètement. J’aime pas les filles.

Sur le pas de la porte

On a remis ça au plus tard possible, mais là il faut vraiment que j’y aille. Je suis en retard sur mon retard habituel, gotta go. La porte est ouverte, j’ai le manteau sur le dos. On s’embrasse une dernière fois avant la prochaine fois. Ça devrait être juste un petit bec d’au revoir, mais on n’est pas capable de s’arrêter là. C’est pas long qu’on frenche. Et on fait bien ça. J’ai une main dans tes cheveux, et l’autre glisse vers tes fesses, puis descend le long de ta cuisse. Je te colle contre le mur, je me presse contre toi. Tu me fais de l’effet. Je suis déjà bien bandé. Tu le sais, tu le sens. Tu m’enlèves mon manteau. Nos mains se promènent sous nos vêtements, qui se retrouvent tous à terre avant longtemps. Et il n’y a plus rien d’autre que nos corps, nos sexes.

Le meilleur sexe, c’est celui qu’on est pas supposé avoir. J’en ai envie.

Signes de banlieue 4

J’en ai déjà parlé, mais je viens de le revivre.

Je déjeune en lisant tranquillement No Country For Old Men. J’ai découvert que j’aime assez manger seul au resto. Tant que je sais d’avance que c’est ce que je vais faire. Manger seul parce que je me suis fait poser un lapin, c’est une autre paire de manches.

Donc, je mange, je lis et de temps en temps je lève la tête pour regarder ce qui se passe, et spotter des filles. En voilà justement une qui revient des toilettes et qui est ma foi pas mal. Grande, mince, brune avec de belles petites formes bien mises en évidence par sa tenue. Miam. Elle retourne s’asseoir, à l’autre bout du resto. Je vois qu’elle est à une table à quatre, avec une autre fille à ses côtés, mais je ne peux pas voir qui est assis en face d’elles, ma vue est obstruée.

Un peu plus tard, lors d’une autre pause dans ma lecture, je vois la fille en question debout dans le milieu du restaurant, en train de mettre son manteau et de jaser avec ses voisins de table, ses parents.

J’ai déjà dit que l’âge d’une fille, ça m’importe peu. Tant qu’elle est full grown, comme disait Jon Spencer, je ne vois rien de mal à la trouver cute et à avoir envie de faire des cochonneries avec elle. Ce n’est pas ce que je recherche vraiment, mais je ne dirai pas non si ça me tombe dessus (ce qui suppose que je commence à vivre dans un univers parallèle fonctionnant selon la logique des films pornos, donc pas de danger).

Par contre, je viens de réaliser qu’une fille qui reste chez ses parents, c’est quand même un turn off.

Je suis un sombre crétin

Quand l’objet de ton désir t’invite à marcher un bout avec elle, tu ne lui dis pas comme moi que tu t’en vas de l’autre côté ce soir. Tu oublies tes plans et tu la suis. C’est pas grave si tu es une fois de plus en retard chez ton psy. C’est encore moins grave si tu manques ton rendez-vous complètement.

Même mon psy est d’accord: je suis un crétin.