Un trou de cul

Quand tu manges au St-Hubert, il te faut maintenant choisir l’ambiance: St-Hub’ ou St-Hubert « traditionnel » (comme la salade de chou, tiens tiens…). Mon ami et moi somme pressés, alors nous choisissons l’ambiance classique, avec les banquettes et les retraités dispersés ça et là. À un certain moment, nous parlons des couples que nous connaissons. Je pose la question:

– Pourquoi les filles s’intéressent tant à des trous de cul?
– Pourquoi les gars s’intéressent tant à des…
– À des salopes?
– …
– Hum… Le sexe. Les salopes, c’est bon pour le sexe.
– …
– Oui. Ça doit être excitant, un trou de cul.
– Répète donc cette phrase-là un peu plus fort pour les gens autour.
– Ça doit être excitant, un… Oh.

Otarie: « je viens de la passer au lavabo »

Ceux qui me connaissent savent que j’adore Otarie. Les autres, ben vous le savez maintenant. Pour moi, c’est la meilleure musique qui s’est faite au Québec en 2007. Si j’étais pas si timide, je demanderais Gaétane Montana en mariage, et si j’étais gay, je ferais la même chose avec Canine Sutto.

Dans le temps des Fêtes, ils ont sorti Baby y fait frette dehors, une adaptation française du standard Baby it’s cold outside. Vous pouvez l’entendre sur LeurSpace (en ce moment c’est la toune qui part à jouer tout de suite). C’est un duo coquin entre une fille qui doit partir et un gars qui veut la convaincre de rester.

Évidemment, Otarie traduit plutôt librement. Vers la fin, cet échange délicieux, que Canine (le gars) nous susurre avec son plus beau trémolo Gignac et qui me fera toujours sourire quand il se présentera dans mes écouteurs:

– Elle: T’es un ben bon gars…
– Lui: Attends donc de toucher ma graine…
– Elle: Mais tu comprends pas
– Lui: Je viens de la passer au lavabo

Aplatir le vagin c’est un nacho

Je m’en retournais vers ma banlieue à bord de la 363 hier soir, et le type à côté de moi faisait des dessins sur le dossier du banc d’en avant. Sa première oeuvre était un gars accroupi avec la tête au creux des bras. Banal. J’ai porté mon attention ailleurs. Quand je suis retourné regarder son oeuvre, il était en train de terminer d’écrire le titre de ce post en haut de son dessin. Je ne sais pas si c’est parce qu’il m’a vu le voir, mais tout de suite après avoir terminé, il a effacé ce texte. Dommage.

Ça m’a rappelé que ça fait longtemps que j’ai eu un clitoris dans ma bouche et mon majeur dans un vagin.

Un de mes amis me dit qu’il a un blocage psychologique avec les filles dont il pourrait être le père. De mon côté, si Uffie me dit à moi qu’elle est ready to fuck, je lui répondrai « Let’s go ».

Même un beau cul ça fait de la marde

En fin de semaine ma toilette a pété. L’anse du clapet s’est rompue et la chaîne tirait dans le vide.

N’écoutant que mon instinct de mâle bricoleur, je ferme l’eau, vide le réservoir, enleve le clapet défectueux, le met dans un sac en plastique parce qu’il tachait les doigts pas mal, et je pars à la quincaillerie. Il y a tout un étalage de clapets de remplacement. Je prends celui qui ressemble le plus au mien, et je repars avec deux clapets dans mes mains, chacun dans son petit sac en plastique transparent.

Un coin de rue plus tard, un gars et une fille traversent la rue devant moi. Ils sortent de la pharmacie. La fille est grande, belle et bien roulée. Le gars est petit, chauve, et a l’air au moins dix ans plus vieux qu’elle. Comme toujours, j’assume qu’ils sortent ensemble. J’éprouve un pincement de jalousie: comment ce genre de gars réussit-il à se taper ce genre de fille?

Ils tournent et marchent dans la même direction que moi, un peu en avant. J’entends leur conversation. C’est surtout la fille qui parle. Le gars se contente de « Ah oui? », « Ah non! » et autres signes d’attention. Elle raconte avec beaucoup d’émotion que ça lui arrive des fois d’en manquer. « Ah oui? » Oui oui, ça lui arrive assez souvent d’avoir envie et d’en manquer. « Ah non! » Dans ce temps-là, elle sort et s’en va vite vite à la pharmacie pour en acheter.

Je comprends alors pourquoi ce genre de gars réussit à se taper ce genre de fille. Il est prêt à l’écouter. Et je pense à Plume et à la fin de Chatte de daure: « Même un beau cul ça fait de la marde. »

Mon clapet de remplacement était bon. Si cette fille habitait chez moi, elle pourrait de nouveau flusher dans la joie. Et je prendrais soin qu’elle ne manque jamais de papier pour essuyer son beau cul.