Battle of the Blades ou la rédemption de Claude Lemieux

Si vous n’êtes pas fan du Canadien, des Devils ou de l’Avalanche, auquel cas il a aidé votre équipe à gagner la coupe Stanley, vous connaissez Claude Lemieux comme un agitateur et un spécialiste des coups bas. Comme l’homme qui a détruit la figure de Kris Draper et qui est recherché mort ou vif à Detroit depuis l’incident. Après avoir échoué dans sa tentative de retour au jeu l’année dernière, Lemieux a profité cet automne de la série télé Battle of the Blades pour redorer son image.

Battle of the Blades, c’est une télé-réalité de patinage artistique jumelant d’ex-patineuses de compétition à des hockeyeurs professionnels à la retraite; un So You Think You Can Dance que les gars peuvent regarder sans se cacher, puisque Tie Domi et Bob Probert y participent. Les hockeyeurs se convertissent plus ou moins bien à la danse sur glace; Lemieux est un de ceux qui y démontrent le plus d’intérêt et d’aptitude. On le voit murmurer les paroles des chansons pendant qu’il patine en chemise de satin, les yeux dans les yeux avec sa partenaire Shae-Lynn Bourne.

Il a achevé sa rédemption lors de la soirée dédiée à la musique canadienne. Non seulement son équipe a choisi de patiner au son d’Hallelujah de Leonard Cohen, Lemieux a décidé d’enregistrer sa propre interprétation de la chanson. Ça donne ceci:

Octo-Puce

1983. Le micro-ordinateur commence à faire son entrée dans les maisons. Radio-Québec, n’écoutant que son grand coeur et sa mission éducative, diffuse Octo-Puce:

Ce vidéo dure trois heures. Je ne l’ai pas regardé au complet encore, mais je suis déjà tombé sur des perles comme celle-ci:

– M. Viau, est-ce qu’on peut dire que le micro-ordinateur est véritablement le prolongement du cerveau humain?
– Moi je pense que oui.

Toxic par Yael Naim

Yael Naim, chanteuse franco-israélienne, interprète avec beaucoup d’émotion le tube pop de Britney Spears au piano:

Ça rappelle à la fois Travis qui reprend « Hit me baby one more time » et Tori Amos qui s’attaque à « Smells Like Teen Spirit ». L’aboutissement de ce type de reprises appartient à Ben Folds, et son cover du hit « Bitches ain’t shit » du rapper Dr Dre, qui met en lumière la richesse des paroles de l’originale.

Merci à Emmanuelle pour le cue sur Yael Naim.