I’m not there

Je suis retourné voir I’m not there jeudi dernier.

Ce film avait eu un effet très puissant sur moi quand je l’ai vu à la fin du Festival du Nouveau Cinéma cet automne. J’étais en pleine tourmente quant à mon couple à l’époque, et trois jours plus tard je laissais ma blonde. Je voulais le revoir à tête et coeur reposés, pour vérifier si les émotions que j’avais ressenties ne venaient pas plus de moi que du film.

Aux deux tiers du film, Dylan-Rimbaud nous liste « seven rules for a successful life in hiding », pendant que nous voyons Dylan-Billy The Kid les mettre en pratique. La septième: « Never create anything. It will be misinterpreted. It will chain you and it will follow you and it will never change. » J’ai la larme à l’oeil. Puis on revient à Richard Gere, qui arrête de marcher et tourne lentement la tête. On coupe à ce qu’il regarde: des gens qui remplissent leur baluchon et s’apprêtent à quitter le village. Et en arrière-plan, une girafe. Et les vannes ouvrent. Je pleure à chaudes larmes, et ça n’arrêtera pas jusqu’au générique.

J’essaie de m’expliquer pourquoi ce film m’émeut tant. Je n’y arrive pas tout à fait, et je crois que c’est une partie de la raison. C’est une oeuvre dense et vaste, qui me dépasse amplement comme spectateur. Quelque chose que je ne pourrai jamais complètement comprendre. Pour moi qui me définis d’abord par mon intelligence, ne pas tout comprendre est un événement rare, que je chéris beaucoup.

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