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The Flight of the Conchords

The Flight of the Conchords, c’est un duo de musiciens humoristiques de la Nouvelle-Zélande. Ils se sont surtout fait connaître grâce à une série télé diffusée sur HBO l’année dernière.

La série raconte les déboires du groupe alors qu’il tente de percer à New York. Les personnages sont tous un peu des lovable losers, les intrigues sont délicieusement ténues, les accents sont à couper au couteau et deux ou trois fois par épisode, en plein milieu de l’action, Bret et Jemaine commencent à chanter, puis la musique démarre et on se retrouve dans un mini-clip ayant rapport avec le thème de l’épisode, comme par exemple ce Business Time qui est presque une adaptation chantée d’un de mes textes. C’est un humour décalé auquel il est difficile de rendre justice par écrit.

Je me permets de regarder un épisode par semaine (un seul, je veux faire durer le plaisir!) et à chaque fois il y a au moins un moment où je ris à gorge déployée et je me tape les cuisses, tout seul dans mon salon. J’aime quand on sait me faire rire ainsi.

Dans le dernier épisode que j’ai vu, le duo est pris au milieu d’une race war avec l’Indien qui tient l’étal de fruits et légumes au bas de leur immeuble et qui refuse de leur vendre des fruits, parce qu’il “don’t want any trouble with your kind”. Vers le milieu de l’épisode, après 2 ou 3 altercations, Bret décide de confronter le marchand:

-I’m not going anywhere ’till I get a Red Delicious and a banana.

Le marchand s’empare de son épluche-fruits, et la suite est ici:

Je ne sais pas si c’est possible d’apprécier un extrait comme ça hors contexte, mais il y a beaucoup de choses qui viennent me rejoindre et me faire rire là-dedans. D’abord, j’aime la chanson grivoise. J’aime quand on parle de cul, ou quand on ose placer des gros mots. Par contre, quand c’est mur à mur et sans esprit, comme trop souvent dans la musique hip hop, ça m’ennuie. Manifestement, ça ennuie aussi The Flight of the Conchords.

J’adore comment ils émulent les suspensions pneumatiques des chars de pimps sur leurs vieux vélos. J’aime comment ils transforment juste un peu les mots pour ne pas se faire beeper. Mais par-dessus tout, je ne peux pas résister au 2e couplet, celui du petit barbu Bret qui “oublie” petit à petit d’utiliser les variantes acceptables et cause un festival de beep. Et la finale de ce festival me fait m’écrouler de rire à chaque fois.

Merci à Catherine de m’avoir fait découvrir ces délicieux kiwis.

Bicycle brisé

J’aime les vélos.

L’hiver a été dur pour les vélos. Ils se sont fait prendre attachés à un poteau à la mi-novembre, alors qu’il était encore de mise de rouler, et la neige n’a plus arrêté de les recouvrir. Ils ont passé l’hiver là. Ils ont subi les multiples assauts des chenillettes. Ils ont souffert.

Je croise celui-ci chaque jour en allant au travail. Il m’attriste un peu, mais je trouve aussi qu’il y a une grande beauté dans cet objet difforme, autrefois fonctionnel, maintenant complètement inutile.

Lampe frontale

Cet été, j’ai perdu la lumière arrière sur mon vélo. En fait, pas vraiment la lumière, seulement le petit bout de plastique qui la fait tenir dans son socle, que le fabricant a décidé dans un éclair de génie de diviser en un petit morceau facile à perdre.

En attendant de m’en racheter une autre, je posais ma lumière avant en arrière, et je mettais ma lampe frontale à son endroit désigné, c’est-à-dire sur mon front. Comme ça j’étais bien visible d’en avant comme en arrière, même si c’était impossible de déterminer lequel était lequel.

Ça fonctionnait pas mal, sauf que la lampe frontale tournait avec ma tête, ce qui m’a permis d’apprendre deux choses:

  1. Je suis sans cesse en train de checker les filles.
  2. Un lampe frontale transforme un regard furtif en approche aussi directe qu’inefficace.