Archive pour juin 2008

Montée de lait

Je vous ai déjà parlé de Frédéric Guindon quand il a lancé l’édition 2007 du Grand recueil de la bonne musique. Je suis aussi un fan de son blog, qui m’accroche régulièrement un sourire au visage.

Dernièrement, l’homme visitait l’Europe, et son blog a servi de carnet de voyage. Dans un de ces articles, Guindon raconte qu’il voulait louer une voiture en Italie et qu’il a passé proche de payer Hertz quasiment le double de ce que lui demandait National pour une auto équivalente. S’ensuit:

MÉGA-GIGA-TERRA FUCK HERTZ ! GANG DE CROSSEURS DE COCHONS MORTS ! VERMINES SANS ISSUES ! HABITANTS DE TROIS-RIVIÈRES ! JOUEURS DE HUITIÈME TRIO ! RESTANT DE MARDE SUR LE BORD DE LA CUVETTE QUE JE SUIS OBLIGÉ DE FROTTER AVEC UNE BROSSE QUAND J’AI LA DIARRHÉE ! MANGEURS DE GÉSIERS ! COLOCATAIRES DE CHARLES LAFORTUNE ! MOUSSES DE RAIE ! FOURREURS DE TROUS D’ASPIRATEUR CENTRAL !

Meilleure montée de lait que j’ai lue depuis longtemps, qui justifie amplement l’utilisation du ALL CAPS. J’hésite entre “restant de marde” et “colocataire de Charles Lafortune” comme insulte favorite.

Voilà l’été

Je ne suis pas du genre à me rappeler des dates importantes tout seul. En fait, c’est que je sais rarement quel jour du mois on est. Tantôt j’étais sur mon balcon en train de rénover mon Muxtape et je trouvais qu’il faisait clair vraiment tard. Je me suis dit que c’était parce qu’on approchait du solstice d’été. Puis j’ai regardé la date et je me suis rendu compte qu’on ne s’en approchait plus et que c’était en fait aujourd’hui. Alors même si c’est seulement un concours de circonstances, je vais prétendre que mon nouveau Muxtape a été pensé comme une célébration de l’arrivée de la belle saison:

C’est un mix à tendance électronique avec un seul but: vous faire danser. C’est probablement mieux si vous en avez déjà envie quand vous le partez, parce que ça démarre pas mal sur les chapeaux de roues et le piton reste collé pour un bout. Pas trop de build up ici: à vous de vous réchauffer avec 2 ou 3 de vos party favorites.

The Flight of the Conchords

The Flight of the Conchords, c’est un duo de musiciens humoristiques de la Nouvelle-Zélande. Ils se sont surtout fait connaître grâce à une série télé diffusée sur HBO l’année dernière.

La série raconte les déboires du groupe alors qu’il tente de percer à New York. Les personnages sont tous un peu des lovable losers, les intrigues sont délicieusement ténues, les accents sont à couper au couteau et deux ou trois fois par épisode, en plein milieu de l’action, Bret et Jemaine commencent à chanter, puis la musique démarre et on se retrouve dans un mini-clip ayant rapport avec le thème de l’épisode, comme par exemple ce Business Time qui est presque une adaptation chantée d’un de mes textes. C’est un humour décalé auquel il est difficile de rendre justice par écrit.

Je me permets de regarder un épisode par semaine (un seul, je veux faire durer le plaisir!) et à chaque fois il y a au moins un moment où je ris à gorge déployée et je me tape les cuisses, tout seul dans mon salon. J’aime quand on sait me faire rire ainsi.

Dans le dernier épisode que j’ai vu, le duo est pris au milieu d’une race war avec l’Indien qui tient l’étal de fruits et légumes au bas de leur immeuble et qui refuse de leur vendre des fruits, parce qu’il “don’t want any trouble with your kind”. Vers le milieu de l’épisode, après 2 ou 3 altercations, Bret décide de confronter le marchand:

-I’m not going anywhere ’till I get a Red Delicious and a banana.

Le marchand s’empare de son épluche-fruits, et la suite est ici:

Je ne sais pas si c’est possible d’apprécier un extrait comme ça hors contexte, mais il y a beaucoup de choses qui viennent me rejoindre et me faire rire là-dedans. D’abord, j’aime la chanson grivoise. J’aime quand on parle de cul, ou quand on ose placer des gros mots. Par contre, quand c’est mur à mur et sans esprit, comme trop souvent dans la musique hip hop, ça m’ennuie. Manifestement, ça ennuie aussi The Flight of the Conchords.

J’adore comment ils émulent les suspensions pneumatiques des chars de pimps sur leurs vieux vélos. J’aime comment ils transforment juste un peu les mots pour ne pas se faire beeper. Mais par-dessus tout, je ne peux pas résister au 2e couplet, celui du petit barbu Bret qui “oublie” petit à petit d’utiliser les variantes acceptables et cause un festival de beep. Et la finale de ce festival me fait m’écrouler de rire à chaque fois.

Merci à Catherine de m’avoir fait découvrir ces délicieux kiwis.

Naughty girls need love too

Est-ce qu’une fille peut se permettre de coucher avec un gars dès la première date? La sagesse populaire dit que ce n’est pas une bonne idée, parce que la fille va passer pour une “fille facile” et que le gars va se pousser dès qu’il aura eu son nananne. Cette pauvre femme ne trouvera jamais un homme pour l’aimer vraiment. Mes contre-arguments:

Si c’est ce genre de gars, il va se pousser de toute façon dès qu’il aura épinglé sa cible à son tableau de chasse, que ce soit après une ou trois dates. Autant régler ça le plus tôt possible plutôt que d’essayer de transformer artificiellement une baise d’un soir en idylle, non?

Mais le plus important, c’est qu’en agissant stratégiquement, selon ce qu’elle conçoit plutôt que selon ce qu’elle ressent, la fille qui se refuse ce plaisir s’empêche de démarrer une relation du bon pied. Si tu es une jouisseuse qui aime le sexe, tu as besoin d’être aimée par un gars qui aime ce trait en toi. En le cachant dès le début, tu empêches peut-être le bon gars pour toi de t’aimer et tu encourages peut-être le mauvais à s’amouracher.

Il n’y a pas d’intérêt à cacher sa vraie nature dans une histoire d’amour. Elle sortira au grand jour tôt ou tard, et c’est préférable de s’aimer pour ce qu’on est vraiment que pour ce qu’on pense que l’autre voudrait qu’on soit. En fait, c’est la seule façon d’être heureux en amour.

Octo-Puce

1983. Le micro-ordinateur commence à faire son entrée dans les maisons. Radio-Québec, n’écoutant que son grand coeur et sa mission éducative, diffuse Octo-Puce:

Ce vidéo dure trois heures. Je ne l’ai pas regardé au complet encore, mais je suis déjà tombé sur des perles comme celle-ci:

- M. Viau, est-ce qu’on peut dire que le micro-ordinateur est véritablement le prolongement du cerveau humain?
- Moi je pense que oui.

Compter

J’ai de très légères tendances au trouble obsessionnel compulsif. Tantôt je buvais à l’abreuvoir dans le parc et je comptais dans ma tête les gorgées que je prenais. Je me suis rendu compte que je fais pratiquement toujours ça à un abreuvoir. Gloup un gloup deux gloup trois gloup quatre gloup cinq. Il n’y a pas une règle spécifique que je dois suivre quant au nombre de gorgées, je ne fais que les compter. Les chiffres sont oubliés dès que je me relève la tête.