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Archives mensuelles : avril 2008

Ce sont des Canadiens qui font de l’électro sans ordinateur, séquenceurs ou autres bidules qui jouent de la musique à la place des musiciens. Et c’est de la bonne musique. J’aime en particulier la track “Lovely Allen”.

Lovely indeed. Merci Francis pour le cue.

Je remarque un pattern dans mes histoires de coeur (coeur, faut le dire vite): je m’intéresse aux filles qui me donnent l’impression de s’intéresser à moi. Je passe mon temps à me poser des questions sur leur sentiments à elles, à analyser chaque geste pour savoir s’il s’agit d’un signe, chaque mot pour savoir s’il s’adresse à moi, chaque post de blog pour savoir s’il ne parlerait pas de moi.

Je pense que ça vaut pas de la marde.

D’abord, je confonds tous les types d’intérêts en un seul. Si une fille que je trouve cute me jase un peu, ça y est, je commence à penser qu’elle a un kick sur moi. Ensuite je complique tout, ce qui m’empêche d’avoir des relations amicales avec des filles que je trouve cutes. Certains diront que c’est normal, qu’il n’y a plus d’amitié possible quand il y a du désir. Ils ont sans doute raison.

Ça m’amène à ce qui est vraiment mauvais dans mon pattern. En me concentrant sur les hypothèses autour du désir de l’autre, je refuse d’écouter le mien, de le définir, de le sentir, de le vivre. En plaçant l’autre au centre de l’histoire, en l’investissant du pouvoir suprême (“M’aime-t-elle ou non? Me trouve-t-elle cute ou non?”), je me condamne à être le spectateur de ma propre vie sexuelle.

Alors ma 3e résolution 2008, c’est d’arrêter ça. Comme ça va tellement bien avec les deux autres, on peut dire que je me condamne à me condamner. Ce qui vaut pas plus de la marde.

Bon, c’est officiel, je suis un vieux satyre.

Je regardais le septième match, et ce qui m’intéressait plus que le hockey, c’étaient les plans de Claude Julien qui se promène derrière le banc. À l’occasion, on voyait apparaître derrière lui deux superbes bustes, drapés dans des blouses roses et bleues. Je n’avais d’yeux que pour ces blouses et les seins tout jeunes et pimpants qu’elles révélaient gentiment.

Alors si vous êtes une de ces deux filles, il y a deux choses que j’ai envie de faire avec vous: déchirer votre top et voir votre visage. Je suis romantique comme ça.

C’était une des premières virées que je faisais avec ce bon ami. Nous étions tous les deux nouvellement célibataires, et aux prises avec une panne de libido. Il n’y avait pas une fille dans le bar qui lui arrivait à la cheville, et elle le savait.

Visage parfait, corps parfait. Des seins de rêve, qu’elle n’avait pas à mettre en valeur tellement ils le faisaient d’eux-mêmes. Et cette attitude! Pas un sourire de la soirée, sauf la tête baissée quand elle aimait la musique. Pas un regard échangé avec quelqu’un d’autre que ses amis. Elle était là pour danser, pas pour se faire cruiser. Le message était clair, puissant. Approchez-moi à vos risques et périls. Personne n’a osé.

En sortant du bar, mon ami me racontait son excitation quant à la redécouverte de sa libido: “J’ai senti que ça bougeait!” Cette fille avait accompli un miracle.

Mon bicycle brisé favori, de dos

J’aime les vélos.

L’hiver a été dur pour les vélos. Ils se sont fait prendre attachés à un poteau à la mi-novembre, alors qu’il était encore de mise de rouler, et la neige n’a plus arrêté de les recouvrir. Ils ont passé l’hiver là. Ils ont subi les multiples assauts des chenillettes. Ils ont souffert.

Je croise celui-ci chaque jour en allant au travail. Il m’attriste un peu, mais je trouve aussi qu’il y a une grande beauté dans cet objet difforme, autrefois fonctionnel, maintenant complètement inutile.

Demandez-vous ce que vous recherchez chez l’autre. Demandez à un-e autre (pas l’autre, la nuance est importante) ce qu’il ou elle recherche. Dans tous les cas, la réponse devrait ressembler à ceci:

  • Attirant-e: me fait bander/mouiller
  • Respectueux-se: s’intéresse à moi comme personne, pas juste comme beau cul
  • Drôle: rit de mes jokes, en fait des bonnes
  • Simple: capable de laisser le bon temps rouler

Si cette liste est si universelle, pourquoi les relations amoureuses sont-elles si complexes? The devil is in the details, je suppose. Quand on reste dans les grandes lignes, on a l’air de tous vouloir la même chose, mais si on entre dans le détail, les différences ressortent. Le “bon temps” par exemple, ça peut vouloir dire “regarder Virginie collés” ou bien “se claquer trois lignes de coke et sortir jusqu’au lever du soleil”. Plus la même chose.

Aussi, même si on cherche tous la même chose, ça ne veut pas dire qu’on est capable de la donner. Comme on se ressemble, on cherche tous ce qu’on ne peut pas donner, ce qui explique qu’on le trouve rarement.

Ceci conclut la minute Sex and the City.

Hier soir, je me promenais en ville, et pas mal de monde portaient fièrement les couleurs de nos Glorieux. Je dois dire qu’un chandail du Canadien rouge et ajusté, ça habille très bien une belle paire de seins. Et c’est une raison de plus d’être content de notre participation au détail.

Je suis fasciné par le technobabble et les emballages machos concoctés par les fabricants de brosse à dents. Je suis aussi un sucker pour tout ce qui est Nouveau! et en spécial.

Je n’ai pas pu résister à l’achat d’une Oral-B Pulsar, une brosse à dents manuelle mais avec une batterie qui fait vibrer ses soies. Un produit nettement supérieur à la vulgaire Cross-Action que j’utilise habituellement.

Alors ces jours-ci je me brosse les dents avec un truc qui veut sortir de ma main tellement il vibre, et je me dis que si j’étais une fille, ça me donnerait des idées.

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